Chronologie du 21 octobre au 2 novembre
1999.
Intimidation et agressions.
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Edgar Cortez, directeur du Centre des Droits Humains Miguel Agustín
Pro informe que le centre reçoit annuellement de 300 à 400
plaintes pour violation de droits. Il essaye chaque fois d'aider à
trouver des solutions définitives, assisté dans un certain
nombre de cas par les avocats du Centre. Malgré les menaces de mort
reçues, le Centre continuera son combat pour la démocratie
dont les composantes fondamentales sont le respect des garanties individuelles
et la pleine application de l'état de droit.
Les attentats et menaces contre les membres du Centre des Droits Humains
Miguel Agustín Pro Juárez culminèrent le 28 octobre
à un niveau encore jamais atteint. L'avocate Digna Ochoa, coordinatrice
du service juridique fut interrogée à son domicile par des
inconnus durant neuf heures attachée à une chaise, les yeux
bandés et par la suite abandonnée attachée sur son
lit à côté duquel une bouteille de gaz, valve ouverte,
avait été déposée. Soumise à un "interrogatoire"
sur les activités et les informations personnelles de chaque membre
du Centre Pro Juarez, les questions étant accompagnées d'agressions
verbales et de menaces à son encontre, elle perdit connaissance.
L'interrogatoire porta en outre sur de supposés liens avec l'EZLN,
l'ERPI et l'EPR, ainsi que sur la connaissance de la manipulation d'armes
des membres de cette ONG. A un moment donné, on lui enleva le bandeau
pour lui montrer les photos de diverses personnes. Elle put se rendre compte
que ses agresseurs transcrivaient sur ordinateur tout ce qu'elle disait.
Ils n'ont toutefois pas réussi à lui faire signer "un procès
verbal". Par la suite elle découvrit chez elle le portefeuille qui
lui avait été volé le 9 août quand elle fut
déjà séquestrée dans une automobile durant
quatre heures. Dans l'un de ses carnets était écrit le mot
"bruja" (sorcière).
Le Procureur Général de Justice du District Fédéral
a proposé au Centre des Droits Humains Miguel Agustin Pro Juarez
une surveillance spéciale pour la protection de l'avocate Digna
Ochoa. Le Centre est très sceptique sur l'efficacité de ces
mesures de protection. En effet depuis plusieurs mois des menaces diverses
ont été faites au Centre et à divers responsables.
Les bureaux ont été fouillés, Digna Ochoa avait déjà
fait l'objet de nombreuses menaces d'intimidation. Tous ces faits étaient
connus des autorités judiciaires qui avaient déjà
mis en place un dispositif de surveillance particulièrement inefficace.
[à moins, qu'il ait précisément servi les auteurs
des faits délictueux, mais aucune preuve ne peut être apportée
et ce ne serait donc que supposition malveillante. Ndlr.] Un fait est certain
et repris par une partie de la presse, les membres des ONG qui se consacrent
à la défense des Droits Humains sont en permanence l'objet
d'intimidation et de harcèlement.
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Dans le cadre de sa campagne électorale (voir plus loin), Cuauhtémoc
Cárdenas a accordé une entrevue au journaliste Carlos Avendaño
Nagaya de la station locale, de Tapachula, XEKQ. Le patron de la station,
qui n'est autre que le sénateur suppléant du pré-candidat
priiste au gouvernement du Chiapas, l'a immédiatement licencié.
En outre, lui et sa famille ont reçu des menaces de mort et de séquestration.
Lors d'une conférence de presse, le journaliste responsable de l'émission
"sans concession" a accusé nommément le directeur de la communication
sociale de l'Etat du Chiapas.
PERSÉCUTIONS
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Si le 1er novembre n'est pas fêté au Mexique, le 2 novembre
"Dia de los Muertos" est sacré dans tous les milieux de la société
mexicaine. Pourtant des centaines de Tzotziles déplacés de
la municipalité de Chenalho n'ont pas osé sortir pour aller
dans leur communauté de peur de tomber dans des embuscades de paramilitaires
et de ne pas pouvoir revenir. Ils craignaient notamment que se concrétisent
les rumeurs selon lesquelles se préparent des violences et des massacres
comme celui d'Acteal en décembre 1997.
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La pression militaire sur la population du Chiapas ne fait que s'accroître.
Ce qui se passe actuellement entre Ocosingo et Altamirano en est un parfait
exemple. Sous prétexte de faire une nouvelle route d'une vingtaine
de kilomètres les habitants sont en but à l'hostilité
constante des militaires qui prétendent contrôler quotidiennement
aussi bien les enfants que les adultes, demandant les identités
et procédant à des fouilles. L'accès à Moises
Gandhi et à une dizaine de communautés extrêmement
pauvres, aussi bien priistes que zapatistes, est totalement contrôlé
par l'armée. L'unique voie d'accès passe par un poste militaire
à Cuxulja. En outre à Moises Gandhi les soldats ont occupé
des terres pour les transformer en terrain de football. La population est
complètement désemparée devant cette situation qu'elle
considère comme particulièrement humiliante.
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A Tuxtla Gutierez, capitale de l'Etat du Chiapas, des centaines d'Indiens
se sont réunis pour une messe dédiée aux morts du
massacre d'Actéal. A cette occasion ils ont dénoncé
les menaces de morts qu'ils reçoivent des paramilitaires priistes
des communautés de Canolal, Los Chorros, Pechiquil, Puebla Yashemel
et Bajoveltic. Durant la cérémonie, l'organisation "Las Abejas"
a lu un communiqué adressé aux Nations Unis demandant son
intervention de façon à éviter d'autres massacres.
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Le 30 octobre, plusieurs centaines d'Indigènes sympathisants zapatistes,
portant des pancartes et le visage recouvert d'un passe-montagne défilèrent
pacifiquement dans les rues de Cancuc réclamant pouvoir bénéficer
des programmes de santé et d'alimentation et l'accomplissement des
accords de San Andres [dans d’autres régions, les zapatistes ne
veulent rien recevoir du gouvernement. Cette différence peut aussi
venir de l’interprétation faite pour les journalistes qui ont retransmis
l’info. NdlR]. Marginalisés et réduits à la pauvreté
la plus extrême faute de bénéficier des programmes
gouvernementaux, ils demandent également que cessent les harcèlements
de toutes sortes de la part des autorités municipales, comme celles
pour défaut de payement d'électricité. Après
être restés trois heures dans le Parc Central et avoir peint
des consignes en faveur de l'EZLN sur le palais municipal, ils se sont
retirés sans qu'il y eut de violence.
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69 priistes (selon la Jornada) ont débarqué dans la communauté
El Portal pour exiger que les habitants de la municipalité autonome
Tierra y Libertad, abandonnent leur militantisme zapatiste. Les agresseurs
étaient conduits par les autorités de la localité
dont dépend la communauté. Devant le refus des habitants
de signer "un accord de réconciliation", ils furent expulsés
et leurs maisons détruites . Ce type d'action priiste devient de
plus en plus fréquent au Chiapas. Ces derniers mois, dans cette
localité, une dizaine de personnes ont été arrêtées
accusées des délits d'attentat contre la paix et l'intégrité
patrimoniale de la collectivité.
RESISTANCE et LUTTES
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Une table ronde a été organisée le 27 octobre avec
pour thème : "De la Culture souterraine à la Culture de Résistance",
avec la participation du groupe Aztlán Underground, Hermann Bellinghausen,
Nacho Pineda, du Forum Alicia, Colectif Anarko-Punk du FZLN. Le prix d'entrée
au Palais des Sports consistait en deux kilos de grains qui seront donnés
aux communautés chiapanèques. Un concert de Rage Against
Machine, Aztlán Underground y Tijuana No et une Vidéo Zapatiste
ont suivi.
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"La Résistance irrite les Puissants" : la vidéo présentée
lors de cette table ronde, enregistrée par le sous-commandant Marcos
explique que les indigènes insurgés du Chiapas ont choisi
de résister à la pauvreté parce qu'ils ont décidé
de ne pas se vendre ni se rendre. Il dit également que refuser les
aides gouvernementales, en résistant, "emmerde les puissants". "Ainsi
avec une particulière allégresse nous nous consacrons à
résister, à dire non, à transformer notre pauvreté
en arme : l'arme de la résistance. "
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Considéré comme étant l'un des fondateurs de l'EPR
(Armée Populaire Révolutionnaire) et l’actuel dirigeant de
l'ERPI (Armée Révolutionnaire du Peuple Insurgé),
après la scission de janvier 1998, Jacob Silva Nogales, "Commandant
Antonio", a été conduit dans la prison de haute sécurité
de Almoya, après sa récente arrestation. Il était
accompagné de Gloria Arenas Ajís, "colonel Aurora", son épouse,
de Carlos García Rosales, ainsi que d’Ofelia Flores Nava, accusés
d'être également membres de l'ERPI. Présenté
à la presse le Commandant Antonio présentait des traces de
coups, Aurora fit comprendre clairement qu'elle avait été
frappée. L'absence de l'autre détenue Ofelia Flores Nava,
fut justifiée par le fait qu'elle ne se sentait pas bien et ne pouvait
sortir. -"Vous ne l'auriez pas un peu trop frappée demandèrent
les journalistes ? -Absolument pas, elle est seulement un peu indisposée
et rien d'autre ". Quelques jours plus tard, un communiqué de l'ERPI
tend à démontrer qu'il n'est pas décapité par
les arrestations. Le Commandant "Hermenegildo" se présente comme
l'unique dirigeant, signalant qu'il fut lui-même le fondateur de
l'EPR dont il s'est séparé en février 1988. De quoi
embrouiller les services de renseignements et la Police Judiciaire Fédérale
qui se vantaient de leurs prises considérées comme capitales.
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Selon la Police Fédérale de Prévention (PFP), l'ERPI
se développerait dans de nombreux Etats notamment dans l'Etat de
Mexico, San Luis Potosí, Chihuahua, Puebla, Guerrero, Oaxaca, Hidalgo
et Morelos, ainsi que des tentatives à Veracruz, Tabasco et dans
le District Fédéral. Plusieurs arrestations auraient eu lieu
dont une certaine "Laura" présentée comme la trésorière
de l'ERPI. D'autre part, la PFP enquête sur diverses organisations
sociales dans la pays, supposées proches du PRD, lui-même
soupçonné d'être en relation avec l'ERPI. De sources
policières on affirme avoir les preuves que l'ERPI est appuyé
par les commerçants ambulants de la capitale, des membres de la
Coordination Nationale des Travailleurs de l'Enseignement (CNTE) etc. Les
enquêtes portent également sur différentes personnes
notamment dans le milieu étudiant soupçonnées d'apporter
une aide logistique et matérielle à l'EZLN
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Les députés du PAN et du PRD exigent que le gouvernement
agisse avec énergie contre les supposés groupes armés
qui opèrent sur le territoire national, chaque fois qu'il y a des
preuves ou des éléments cherchant à déstabiliser
le pays au moment des élections de l'année 2000. Dans le
cas contraire ils demandent que le gouvernement s'abstienne de diffuser
des informations qui sèment peur et désarroi dans la société
mexicaine. Les coordinateurs des groupes parlementaires PRD et PAN pensent
que le gouvernement est en train de créer une situation de panique
afin que les élections se passent dans le climat de peur qui a donné
de si bons résultats en 1994.
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La direction nationale du PRD a démenti que des groupes ou des membres
perredistes utilisent des armes ou financent des groupes de guérilleros.
Elle exige que le gouvernement fédéral s'explique sur les
accusations portées contre le parti. Le PRD affirme que la violence
n'existe pas au sein du PRD qui recherche le pouvoir par la voie légale.
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Un climat d'inquiétude se développe depuis quelque temps
à Acapulco où des militants perredistes ont été
arrêtés après un attentat commis contre un conseiller
municipal élu pourtant du PRD au cours duquel son fils de 21 ans
a été tué. Quand le sénateur Félix Salgado
Macedonio entreprit de rendre visite aux détenus, il fut séquestré
pendant 30 minutes dans un parloir de la prison "par ordre supérieur"
selon le directeur de la prison. Il a pu néanmoins constater que
les perredistes prisonniers étaient au secret selon les ordres reçus,
la décision étant entre les mains du gouverneur René
Juárez Cisneros ou même du president Ernesto Zedillo.
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La presse a fait état de menaces par courrier électronique
attribuées à l'ERPI. Ces menaces seraient en relation avec
la disparition de Felicitas Padilla, depuis son arrestation. Le procureur
de l'Etat de Guerrero (Acapulco) dément qu'il existe une situation
d'alerte pour de supposées menaces de guérilleros d'attaquer
les institutions locales.
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Selon le journal El Universal de Mexico, diverses organisations ont commencé
à recevoir depuis juillet de la propagande signée TAGIN (Triple
Alianza Guerrillera Indígena Nacional) qui serait présente
dans les Etats de Guerrero, Oaxaca et Chiapas. D'après les services
de renseignements gouvernementaux, cette triple alliance pourrait se consolider
à moyen terme comme axe allant de l'EZLN, à l'EPR et à
l’ERPI. Selon les mêmes sources, cette alliance pourrait représenter
une sorte d'état major de la guérilla au Mexique dans le
cas d'une insurrection indigène appuyée par des groupes civils
en zones urbaines.
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Le correspondant de La Jornada à Monterrey rapporte les éléments
d'une conférence de presse donnée par Jorge Poo Hurtado militant
de la Ligue Communiste 23 septembre et fondateur du Centre de Recherches
Historiques sur les Mouvements Armés (CIHMA). Il existerait au Mexique
14 groupes armés (on ne parle pas des milices gouvernementales ou
privées ni des paramilitaires priistes). Poo signale qu'une perte
de crédibilité dans les institutions après des décades
de manipulations et de corruption a généré l'apparition
de l'EZLN, l'EPR et l’ERPI, au Chiapas, Oaxaca et Guerrero. Des embryons
apparaissent en Basse Californie, au Sonora, à San Luis Potosi à
Puebla et à Veracruz qui coïncident avec la carte de la plus
grande pauvreté. Il pense néanmoins que l'apparition de ces
groupes est un facteur de déstabilisation et qu'il faut être
prudent. Il rappelle que le soulèvement au Chiapas a surgi pendant
que le gouvernement célébrait l'entrée dans l'ALENA
( TLC en espagnol - Tratado de Libre Comercio) le 1er janvier 1994. Il
est aussi très dangereux selon Poo de nier l'existence des groupes
armés à l'instar de Chuayffet alors Ministre de l'Intérieur,
traitant de pantomime l'apparition de l'EPR. Les solutions policières
ou militaires peuvent retarder les luttes de ses groupes mais elles resurgissent.
Poo fait un parallèle avec la situation des années 70 où
de nombreux groupes de guérilleros sont apparus après la
répression de 68. Le gouvernement actuel semble commettre exactement
les mêmes erreurs. Jorge Poo Hurtado conclue que jusqu'à présent
aucun groupe n'a passé le stade d'une offensive militaire, l'étape
actuelle étant la première phase d'accumulation de forces
en attendant le moment où la conjoncture et leur analyse les décideront
à passer à la seconde phase d'actions militaires. Pour éviter
cet enchaînement, selon lui, la solution réside dans le développement
des communautés indigènes et notamment la construction d'écoles
et d'hôpitaux.
LA GAUCHE REFLECHIT
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Une trentaine de personnalités de gauche se sont réunies
pour la première fois depuis dix ans, pour une réflexion
collective sur le présent et les doutes du passé, face à
l'avenir. Philosophes, politologues, économistes, écrivains
et sociologues exprimèrent leur grand pessimisme face au perredisme,
leurs opinions enthousiastes et leur désillusion face au zapatisme.
Il y a dix ans que le mur de Berlin est tombé et que la carte du
Monde a changé. En même temps au Mexique s'est créé
le Parti de la Révolution Démocratique. A mi-chemin a surgi
le soulèvement zapatiste et actuellement, on vit la crise la plus
grave d'une grève universitaire jamais vue sur le continent américain.
Pluralité, Démocratie, Radicalité et Equité
furent les trois axes de la réunion.
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Luis Hernández Navarro a montré les apports rénovateurs
de la proposition zapatiste et sa prétention rebelle de promouvoir
l'organisation de luttes à partir d'un ensemble de valeur partagées
par la société, précisément au moment des luttes
électorales dans lesquelles les partis, - y compris de gauche -
se convertissent en attrape-tout. De son côté, Antonio Garcia
de Léon et d'autres se questionnèrent sur la démocratie
interne de l'EZLN, demandant ce qu'est devenu le projet zapatiste qui enthousiasma
la société mexicaine à ses débuts. Les zapatistes
proposent-ils réellement un projet démocratique ou est-ce
seulement que nous l'avions cru au début, demanda Rodríguez
Araujo. Garcia de Léon définit la grève de l'UNAM
comme une arène de disputes de la gauche.
COKE - BASTON ET FILOUTERIE
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A la suite de la découverte d'un échange de farine contre
sept kilos de cocaïne, tout un bataillon d'infanterie de l'armée
se trouve impliqué dans le cadre d’une enquête du procureur
général de justice. L'enquête porte aussi sur les possibles
ventes de cocaïne entre militaires et hors de l'armée.
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Selon le Conseil d'honneur et de justice de la Sécurité Publique,
il n'y aura aucune poursuite à l'encontre des deux policiers accusés
de s'être livrés à des violences pourtant qualifiées
d'excessives pour disperser les étudiants qui bloquaient le périphérique
le 14 octobre. Selon la direction de la police, leur action entrait dans
le cadre des pratiques conférées aux troupes de choc, en
l'occurrence, "Agrupamiento de Granaderos".
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Les habitants de la région de Monte Azul dans la muncipalité
d'Ocosingo ont dénoncé le détournement de 2 millions
de dollars versés par des organismes internationaux pour la conservation
de la biosphère. Sur 18 millions de dollars envoyés par la
Banque Mondiale, les 2 millions destinés à la forêt
Lancandon ne sont jamais parvenus à destination. La communauté
Lacandonienne dénonce les graves conséquences de ce détournement.
50 pour cent de la faune est en voie d'extinction. Des espèces d'aigles,
de singes, de crocodiles, de perroquets et d'ocelots risquent dans peu
de temps de se trouver seulement dans des musées.
ELECTIONS
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Après la décision du PRD, c'est maintenant l'ensemble de
l'opposition PAN, PRD et PT, qui soutient la candidature du sénateur
indépendant (ex-membre du PRI) Pablo Salazar Mendiguchia au poste
de gouverneur du Chiapas. De son côté Pablo Salazar a réaffirmé
la nécessité d'appliquer les accords de San Andres.
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Quelques mois avant les prochaines élections présidentielles
qui auront lieu début juillet 2000, le quotidien El Financiero rappelle
qu'en 1988, le Ministère de la défense avait donné
favori Cuauhtémoc Cardenas, selon des enquêtes montrant un
fort courant pour empêcher les fraudes du PRI en faveur de son candidat
Carlos Salinas de Gortari. El Finaciero s'appuye notamment sur de nombreux
rapports de la DIA américaine (CIA du Pentagone). L'armée
aurait reçu des ordres de ne pas intervenir dans le processus électoral.
Les rapports de la DIA feraient état de la grande surprise des milieux
officiels mexicains au vu des premiers résultats donnant Salinas
et Cardenas au coude à coude. On sait qu'après plusieurs
jours de tension pendant lesquels les ordinateurs chargés du comptage
sont tombés en panne, les résultats officiels ont donné
50.7 pour cent à Salinas et 31 pour cent à Cardenas. Peut-on
espérer qu'il n'y aura pas de panne en juillet prochain ?
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Cuauhtémoc Cárdenas Solórzano, candidat du PRD a la
Présidence de la Republique a réaffirmé qu'une fois
élu il appliquera les accords de San Andres afin que reprenne le
dialogue au Chiapas et avec l'EZLN. Une fois de plus, il a accusé
le gouverneur intérimaire Albores de ne respecter ni le droit ni
la loi, d’encourager les crimes et les massacres et de laisser les groupes
paramilitaires impunis. Il propose une nouvelle politique comprenant des
programmes de développement, des projets économiques et éducatifs,
la solution des problèmes agraires et la fin des grandes propriétés
qui existe actuellement dans l'Etat.
L'OTAN AU CHIAPAS ? ! ?
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Selon Al Gore, candidat à la Présidence des Etats Unis, son
pays est le leader naturel du monde. Pour plusieurs congressistes, il convient
de déterminer si l'OTAN doit être utilisé dans les
conflits à l'extérieur comme au Kosovo afin de maintenir
à l'aube du prochain siècle, la suprématie américaine,
politiquement, économiquement et militairement. Durant une session
du sénat sur le rôle de l'OTAN dans le futur, on a débattu
de concept stratégique de l'Alliance. A une question sur la possibilité
de poursuivre des actions à l'extérieur comme au Kosovo,
Gore indiqua que le Président Mexicain avait effectivement demandé
si l'alliance pourrait intervenir dans n'importe quel cas. Le vice président
américain pense qu'il se référait au Chiapas. Gore
conclue en disant : "Je ne pense pas que ce soit faisable, mais je ne pensais
pas non plus que nous irions au Kosovo."
B. Erre.
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