Bulletin du Collectif Ya basta.
Ya Basta! No. 85.
 
Chronologie du 5 au 13 novembre 1998.
 
  
    5 novembre 
     
  • Quelques heures avant le départ de la COCOPA pour La Realidad, ils ne sont finalement plus que trois représentants du PAN, et deux du PRI à confirmer leur intention de faire le voyage : en plus des quatre députés PRDistes et de Mendiguchía (PRI), les deux députés du Parti du Travail et ceux du Parti Vert Écologiste ont finalement renoncé. "Nous ne voulons pas être utilisés, ni par nos partis, ni par le gouvernement", explique Payán Velver (PRD). 

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  • Réunion entre chefs d'entreprises américains et mexicains, à l'initiative du coordinateur gouvernemental pour le conflit zapatiste Emilio Rabasa Gamboa, pour "favoriser le développement économique et social du Chiapas" (dixit Gamboa). Il a assuré aux journalistes qui l'interviewaient que le gouvernement mexicain ne menait "pas de campagne contre-insurrectionelle armée", et qu'au contraire, il misait sur le développement économique pour "surmonter la marginalisation des communautés indiennes". Il a ajouté que la stratégie du gouvernement était de traiter les causes du conflit (sous entendu : la pauvreté), et ne se limitait pas à reprendre le dialogue avec l'EZLN [NdC : c'est le nouveau dada du gouvernement mexicain, cf. Ya Basta précédent, 3 novembre, déclarations de Labastida, et Ya Basta n°82, 21 octobre, déclarations de Albores Guillén : ne serait-ce pas pour convaincre les européens de signer l'accord de libre échange au plus vite ? Ne serait-ce pas aussi une façon de "résoudre" le conflit zapatiste sans les zapatistes ?]. Et pour enfoncer le clou, il a assuré qu'il n'y avait ni mobilisations militaires, ni opérations dans les communautés zapatistes, et que les mouvements observés correspondaient seulement à la relève "normale" des troupes. 

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  • Dans un communiqué, le Front Zapatiste de Libération Nationale dénonce le harcèlement dont il est l'objet : deux jours plus tôt, María Eugenia Romero, militante du FZLN dans la ville de Mexicali (Basse Californie) et sa fille de 5 ans ont été arrêtées alors qu'elles allaient à l'aéroport retirer un colis envoyé par le Front Zapatiste et contenant des T-shirts et des affiches. Elles ont été retenues et interrogées pendant 12 heures, et Maria Eugenia a été contrainte à signer des papiers en blanc. Elles ont été libérées sur intervention d'organismes de défense des droits humains. D'autre part, des inconnus ont pénétré par effraction dans les bureaux du FZLN à Mexico, qu'ils ont saccagés. 

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  • De source officielle, on apprend que 80 % des biens et propriétés saisis par les autorités de l'état de Basse Californie à de présumés narcotraficants depuis cin
  • ans ont pu être récupérés par leurs "propriétaires" grâce à l'octroi d'amparos (protection juridique). Très souvent, à cause de vices de forme dans la procédure de saisie. Parmi les biens acquis grâce aux narco-dollars et récupérés après saisie, un ranch possédant un petit zoo particulier, qui a du être rendu à des membres notoires du cartel des frères Arellano Felix, et quelques autres broutilles du même genre... 

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  • Et d'ailleurs, à propos d'amparo, Sergio Salinas, frère de Raúl et de Carlos, vient d'en demander et d'en obtenir un, pour se protéger contre une enquête actuellement en cours sur son compte : il est en effet soupçonné d'avoir des intérêts dans quelques sociétés écrans montées par un comptable véreux et actuellement en fuite pour couvrir (comme on dit pudiquement ici au Mexique) l' "enrichissement illégal" de son frère Raúl... 
  • 6 novembre  
     

  • Publication de trois communiqués de l'EZLN. Le premier est une réponse très sèche à la COCOPA et à ses demandes insistantes de rencontre (cf. encadré). Le second est adressé "au peuple du Mexique" et "aux peuples et gouvernements du monde", et explique la position zapatiste vis à vis de la demande de la COCOPA :  "...nous avons proposé deux rencontres à la COCOPA (...) dans le but que l'opinion publique nationale et internationale et la société civile qui participera à la rencontre avec l'EZLN du 20 au 22 du même mois, garantissent la sécurité des délégués zapatistes". Il conclut : "nous lançons un appel à la société civile nationale et internationale pour qu'elle exige les conditions nécessaires à cette rencontre, afin que celle-ci puisse se réaliser". Le troisième communiqué est adressé à la presse, et présente les deux précédents. Il dit aussi : "les militaires, cet obstacle récurrent à la paix, la démocratie et la justice depuis 30 ans, reprennent leur vieille tactique qui consiste à renforcer leur action, pour ensuite «négocier» une suspension temporaire. Les voici qui nous imposent davantage de patrouilles, et se déclarent prêts à «donner des gages de détente» en suspendant ce qui n'existait pas avant". 

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  • Dans un communiqué, la COCOPA  annonce qu'elle accepte la proposition de l'EZLN, et quelle va prendre contact avec les autorités compétentes pour leur demander de garantir les conditions de sécurité nécessaires à cette rencontre. Le voyage à La Realidad, qui devait avoir lieu aujourd'hui est annulé. 

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  • Un convoi de 700 soldats spécialisés en contre-insurrection doit arriver dans la Selva dans les heures qui viennent, pour prendre position autour des zones où se tient l'EZLN. Ils viennent du Yucatán, et une bonne partie d'entre eux ont été formés à l'école guatémaltèque des Kaïbiles, de triste réputation. Les autres font partie du Groupe Aéromobile de Forces Spéciales (GAFE), et d'un groupe d'élite de l'Armée Fédérale, spécialisé dans la contre-guérilla urbaine. 

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  • L'ex-candidat PRIiste à la mairie de Nicolás Ruíz (Chiapas) a été assassiné par balles. La mairie (PRD) s'est immédiatement déclarée étrangère à cette affaire. Nicolás Ruíz avait été le théâtre d'une opération militaire de grande envergure le 3 juin dernier (cf. Ya Basta n°68), officiellement pour libérer des PRIistes séquestrés. Il y avait eu 16 personnes arrêtées, dont un certain nombre sont toujours aujourd'hui emprisonnées à Cerro Hueco. 
  • 7 novembre  
     

  • La COCOPA annonce qu'elle a demandé à rencontrer Emilio Rabasa Gamboa, coordinateur gouvernemental pour le conflit zapatiste, et la Croix Rouge Internationale, pour travailler à préparer la rencontre avec l'EZLN. 

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  • La Justice chiapanèque a refusé d'accorder l'amparo (protection juridique) à Luis Menedez Medina, arrêté lors de l'opération militaro-policière d'avril dernier à Taniperlas. 

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  • Le nonce apostolique (représentant du Vatican) Justo Mullor García s'est rendu au Chiapas pour poser la première pierre d'un complexe d'habitation pour les sinistrés par les pluies du mois de septembre financé par l'Église. Il en a profité pour raviver la campagne contre Samuel Ruíz et le diocèse de San Cristóbal (cf. Ya Basta précédent, 2, 3 et 4 novembre), en déclarant qu'on devrait enquêter sur la gestion des fonds de toutes les institutions, et que l'Église s'y prêterait de bon coeur, sa gestion était tout à fait transparente... 

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  • Le président du PAN Felipe Calderón est à Cuba, où il a rencontré Fidel Castro. Ils ont discuté de nombreux sujets, et Castro a posé beaucoup de questions à son invité, en particulier sur la Chiapas. 

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  • Le ministère des Finances annonce la suppression des subventions pour les tortillas (galettes de maïs, l'aliment de base au Mexique, surtout pour les plus pauvres). Grâce à cette subvention, le prix du kilo de tortilla était maintenu à 3 pesos (un peu plus de 2 FF). Comme d'autre part, il est question d'étendre la TVA aux produits alimentaires, on calcule que les tortillas devraient passer l'année prochaine à 5,2 pesos. 
  • 8 novembre  
     

  • La COCOPA demande à rencontrer le ministre de l'Intérieur Francisco Labastida Ochoa, pour discuter avec lui des garanties de sécurité nécessaires à la rencontre COCOPA - EZLN, les 20 et 22 novembre prochains. Dans un premier temps, le coordinateur gouvernemental pour le conflit zapatiste Emilio Rabasa Gamboa avait estimé que ces questions relevaient de la compétence du gouvernement local, mais la COCOPA ne se satisfait pas de cette réponse, et demande des garanties au plus haut niveau. 

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  • D'autre part, le député PRDiste Gilberte Lopez y Rivas demande que ces mesures ne se limitent pas au seul moment de la rencontre COCOPA - EZLN, mais qu'elles soient permanentes, et constituent un "signe de paix" en direction de l'EZLN. Il s'agit, ajoute-t-il, de prendre des mesures "qui ne soient pas seulement décoratives". De son côté le député PANiste et membre de la COCOPA Felipe Vicencio Alvarez estime que "la reprise du dialogue dépend pour une bonne part de ce que le gouvernement abandonne le double langage, avec d'un côté l'action militaire et de l'autre les discours de paix". Il ajoute que selon lui, l'EZLN ne représente plus une menace sérieuse pour l'armée fédérale, et que des mesures de détente favoriseraient une issue politique du conflit. Enfin il faut ajouter que les cerveaux s'échauffent pas mal pour savoir ce qu'il faut entendre par l'expression "délégation de haut niveau" employée par les zapatistes dans leur communiqué, si c'est une façon de signifier que Marcos participerait aux réunions. 

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  • Dans le cadre du projet de remunicipalisation du Chiapas (cf. Ya Basta n° 68, 29 mai, 3 et 7 juin 98, et n°71, 9 juillet 98), le gouvernement chiapanèque lance une "Consultation Municipale" dans 36 communautés de la région de Marqués de Comillas (extrême sud-est de l'actuelle municipalité d'Ocosingo). Il s'agit, selon les autorités, de recenser les besoins en infrastructures de la future municipalité Marqués de Comillas. La consultation doit durer une douzaine de jours, et déboucher sur un "plan de développement municipal". Elle sera réalisée par 150 volontaires de la région. 
  • 9 novembre  
     

  • Le gouvernement chiapanèque annonce qu'il va envoyer au Congrès mexicain une proposition de loi pour désarmer les groupes paramilitaires. Il précise qu'il s'agit de démanteler les 12 groupes paramilitaires reconnus par la PGR (police judiciaire), et que l'EZLN n'est pas concerné, tant qu'il est couvert par la Loi pour le dialogue et la réconciliation, c'est à dire tant que durera le dialogue gouvernement - EZLN. 

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  • La Conférence de l'Épiscopat Mexicain (CEM) déclare s'opposer à ce que Mgr Samuel Ruíz, évêque de San Cristóbal et ex-président de la défunte Commission Nationale de Médiation (CONAI, sur sa dissolution voir Ya Basta n°68, 8 juin 98) s'investisse à nouveau comme médiateur entre l'EZLN et le gouvernement. Ceci suite au communiqué de l'EZLN daté du 4 novembre (cf. encadré), dans lequel Marcos souligne la nécessité d'une médiation (sous-entendu : la COCOPA ne remplit pas ce rôle). Il faut dire que Samuel Ruíz, qui a travaillé depuis plusieurs dizaines d'années en faveur des populations indiennes marginalisées du Chiapas, avait mené sa tâche de médiation avec beaucoup de conviction, et que cela lui a valu, outre la reconnaissance des milieux attachés à l'idée d'une solution négociée, de solides inimitiés du côté des milieux proches du pouvoir et de l'Église traditionaliste. 
  • 10 novembre  
     

  • Un commando de 60 guérilleros présumés de l'EPR a attaqué un détachement de la Police Judiciaire dans le village de San Juan de la Flores, dans la Sierra de Atoyac (Guerrero). L'affrontement a duré plus d'une heure, et a fait 3 morts (deux guérilleros et un policier), et 7 blessés (4 policiers et 3 guérilleros). Les assaillants, vêtus d'uniformes verts et café, masqués par des foulards et équipés de bottes militaires, ont attaqué simultanément sur deux fronts au cocktail molotov, AK-47 et carabine, après avoir coupé l'électricité du village. San Juan de las Flores, communauté de deux mille habitants, n'est pas un village des plus tranquilles : de nombreux groupes armés y opèrent, paramilitaires, liés au narcotrafic ou d'autodéfense, en plus des groupes de guérilla. 

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  • Environ 30.000 paysans de tout le pays, membres de Antorcha Campesina ("Torche Paysanne", une organisation proche du PRI) on manifesté à Mexico contre le gouvernement de Cuauhtémoc Cárdenas. Ce qui est assez curieux, c'est le coût de cette manifestation (des affiches partout dans le pays, la location de 250 bus pour faire venir les manifestants jusqu'à Mexico, parfois du sud du pays, des T-shirts et des casquettes imprimées, le repas offert aux manifestants, etc.), tout cela pour soutenir des revendications locales somme toute assez banales : l'aménagement de deux lycées à Mexico, et des prestations de services pour certains quartiers. On murmure qu'en fait cette manifestation a été payée par Manuel Bartlett Díaz, gouverneur de l'état de Puebla et dinosaure du PRI, pour nuire à Cárdenas (PRD, premier gouverneur élu du District Fédéral de Mexico), se faire bien voir de son parti et gagner ainsi un ticket de candidat pour les prochaines présidentielles. Le leader de Antorcha Campesina soutient, lui, que se sont les paysans qui ont financé la manif sur leurs propres deniers... 
  • 11 novembre  
     

  • Le Prix de la Mémoire, distinction accordée par une association proche de la Fondation France Libertés à des individus ou groupes "dont le travail de mémoire va dans le sens de la sauvegarde d'une identité et d'une culture qui leur est propre", sera remis le premier décembre prochain aux "communautés indiennes en résistance du Chiapas", lors d'une cérémonie qui se tiendra aux Beaux-Arts, à Paris. Le bruit court que c'est Gloria Benavides (ex-prisonnière politique "présumée zapatiste", arrêtée lors de l'offensive militaire du 9 février 95 et libérée quelques mois plus tard, elle est déjà venue en France en tant que représentante du FZLN en novembre 96) qui viendrait recevoir le prix au nom des communautés indiennes. Les précédents lauréats ont été le Dalaï Lama, Serge Klarsfeld, l'Institut Kurde de Paris, le maire de St Péterspourg, le Centre de Documentation Juive, le chanteur kabyle Lounés Matoub, et l'UNICEF, entre autres. 
  • 12 novembre  
     

  • Le ministre de l'Intérieur Francisco Labastida Ochoa a reçu hier Javier Guerrero, député PRIiste et actuel président de la COCOPA (il s'agit d'une présidence tournante), qui lui a demandé que le gouvernement fédéral prenne des mesures permettant de garantir la sécurité de la délégation zapatiste qui rencontrera la COCOPA les 20 et 22 novembre prochains. Il lui a aussi demandé de solliciter le Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour assurer la sécurité de la rencontre. Labastida Ochoa a promis de répondre rapidement aux demandes de la COCOPA. 
  • 13 novembre  
     

  • Reportage de La Jornada au Chiapas, où ses journalistes ont pu constater que la mobilisation militaire est plus importante que jamais dans la zone de conflit. En particulier la pression s'est renforcée autour de l'Aguascalientes de Oventic, et les barrages militaires ont fleuri sur toutes les routes de la région. Sur la route que devront obligatoirement emprunter les délégués zapatistes pour se rendre à la rencontre, il n'y a pas moins de quatre barrages militaires sur 40 kilomètres. Les soldats arrêtent tous les véhicules qui passent, relèvent l'identité des voyageurs, et leur posent quantité de questions sur leur destination, leur activité, et l'éventuelle présence d'étrangers parmi eux. Selon un habitant d'Oventic, la pression militaire s'est renforcée ces derniers jours, après que l'EZLN ait annoncé sa rencontre avec la COCOPA. 

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  • En voyage politique au Mexique, Gerry Adams, président du Parti Nationaliste Irlandais (aile politique de l'IRA), s'est intéressé au conflit zapatiste et a même rencontré la COCOPA. Il a déclaré qu'il ne voulait pas s'ingérer dans des problèmes internes au pays, mais que, de part son expérience de négociation politique, il pouvait apporter des éléments de réflexion au gouvernement mexicain. 

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  • L'EZLN a accepté la participation d'une représentation du Consejo Coordinador Empresarial de Chiapas (une organisation patronale locale) à la rencontre entre l'EZLN et la société civile qui se tiendra à San Cristóbal de las Casas du 20 au 22 novembre prochains. Ce groupe, qui s'est récemment illustré en participant à la campagne menée contre le diocèse de San Cristóbal et les ONGs travaillant au Chiapas (cf. Ya Basta précédent, 3 novembre), a d'ores et déjà fait savoir que sa participation à la rencontre serait critique : "nous donnerons notre sentiment sur les problèmes créés par la poursuite du conflit, qui gène les investissements". Ils font aussi savoir qu'ils ont protesté auprès de l'Ambassade de France à Mexico, parce que celle-ci a envoyé a toutes les agences de tourisme françaises une circulaire pour les mettre en garde contre le danger qu'il peut y avoir pour les touristes au Chiapas, tout ça (selon le CCE) pour une "guerre de papier dans laquelle des groupes politiques et religieux ont essayé de renforcer leurs positions, ce qui a été relayé et magnifié par la presse et par des observateurs étrangers qui veulent seulement passer dans les journaux, et se moquent bien de nos problèmes et n'aident en rien à les solutionner" [pfffiouu... Ils vont bien se marrer, à la rencontre...]. 

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  • Jacques Chirac est arrivé hier au Mexique, où il a été reçu par Zedillo. Pour la forme, il a appelé les jeunes mexicains à "défendre de toute leur âme la démocratie", et a déclaré espérer que les accords signés en 96 avec l'EZLN pourraient "être appliqués normalement (...) et je crois que bientôt des négociations vont pouvoir apporter une solution qui prenne en compte les droits de toutes les parties". Mais surtout, il a assuré qu'il n'y avait aucun problème qui pourrait retarder les négociations de l'accord économique entre le Mexique et l'Europe. 

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