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table n° 3
 

Nous étions presque morts.

Discours du commandant Zebedeo l'ouverture de la table de travail.


@ Comme vous le savez, nous appartenons à une ethnie. Je suis tzeltal et il nous coûte de comprendre votre langue, que ce soit le castillan ou l'espagnol : je ne le maîtrise pas. Mais j'ai réussi à comprendre un peu ce que vous avez exposé. Cette tâche est très grande, très longue et elle doit être continuée vers ce que nous voulons. Oui, nous sommes présents à cet Aguascalientes, nous sommes arrivés dans ce coin du Chiapas qui était très marginalisé, où personne ne venait et où nous sommes maintenant. Nous étions presque morts. Merci à vous qui vous êtes adaptés à cet espace, où nous voulons trouver ce que n'avons pas ; et j'imagine que votre volonté est aussi de trouver ce que nous n'avons pas. Mais pour trouver ce que nous n'avons pas, nous devons le chercher. Nous devons faire en sorte d'y arriver.

Nous, de l'EZLN, nous croyons que c'est une tâche dont nous ne pouvons pas encore dire qu'elle progresse : nous en sommes à peine au premier pas ou aux premiers pas.

Je pourrais vous parler aussi de la construction d'une maison, de la construction de cet Aguascalientes. Nous avons commencé à le construire et les enfants, les hommes et les femmes sont venus participer. Nous avons posé les premières pierres pour commencer le travail. Nous pensions que cela ne serait jamais fini, mais il y a toujours eu quelqu'un pour ouvrir la route et trouver ce que nous voulons. Si cet éclaireur est toujours à la recherche de ce qu'il veut, nous devons le trouver. C'est ainsi que nous avons commencé à bâtir et nous avons pu le faire en quelques jours.