Manuel à l’attention des observateurs internationaux des Droits de l’Homme au Mexique.
 

Sommaire :

 Dans quels accords internationaux votre mission d’observation est-elle légitimée ?
Quel est le passé des missions d’observation des Droits de l’Homme au Chiapas ?
Quelle est votre situation en tant qu’observateur étranger au Mexique ?
Quel type de visa correspond aux observateurs internationaux ?
Mesures préventives.
Quelques organisations qui peuvent vous aider.
Si vous êtes arrêtés, il est possible que vous soyez mis au secret. Dans cette circonstance, que pouvez vous faire ?
 Vos droits de simple visiteur non immigré.
 Numéro de téléphone de :         -quelques ambassades
      -de médias mexicains
      -de correspondants étrangers au Mexique

 Adresses des délégations de l’INM au Chiapas et dans la capitale.


          Ce manuel a été élaboré pour vous permettre de vous orienter selon votre situation migratoire et pour vous indiquer que faire en cas de problème avec les autorités  mexicaines.
Nous vous recommandons de vous informer auprès des organismes humanitaires et groupes de solidarité à propos des campements civils pour la paix avant de partir pour le Mexique. Ils peuvent vous donner des informations supplémentaires, écrites ou orales, ainsi que vous mettre en contact avec d’autres observateurs.


Dans quels accords internationaux votre mission d’observation est-elle légitimée ?

 
Le trois avril 1998, les 53 pays (entre autres le Mexique) faisant partie de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies adoptèrent à l’unanimité la Déclaration sur les droits et les devoirs des individus, groupes et institutions, au sujet des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales universellement reconnues. La résolution sera présentée pour être adoptée par l’Assemblée Générale lors de sa prochaine session ordinaire de 1998. Dans les articles 1, 6, 12, la résolution reconnaît explicitement que :
 

Art. 1.
toute personne a le droit, individuellement ou collectivement, de promouvoir et de s'attacher à la protection et la réalisation des droits humains et des libertés fondamentales au niveau national et international.
Art. 6.
toute personne a le droit individuellement ou avec d'autres personnes :
d'étudier et débattre de l'observation de ces droits et libertés fondamentales tant dans l'esprit que dans la pratique, de forger et maintenir sa propre opinion à ce propos, et de la même manière de signaler ces questions à l'attention du public...

art. 12.
toute personne a le droit, individuellement ou collectivement, de participer à des actions pacifiques contre la violation des droits humains et des libertés fondamentales.
 (...) à la différence du FMT, le FM3 n'est pas gratuit.
 

Bien que ce règlement n'ait pas encore la ratification d'une loi en vigueur dans la législation mexicaine ,  la signature du Mexique aux Nations Unies implique un engagement formel pour que cette résolution soit appliquée.
 
 
 

Quel est le passé des missions d’observation des Droits de l’Homme au Chiapas ?

Depuis 1995, la société civile est présente avec des observateurs nationaux et internationaux
pour vérifier la situation des Droits de l’Homme dans les communautés indigènes de l’état du Chiapas. Ce travail implique d’observer la présence de l’armée et des forces de sécurité et récemment des groupes paramilitaires, et de maintenir informés le public et la communauté internationale sur les événements survenant dans les zones de conflit.

. Ce travail implique aussi une aide active pour empêcher (par une présence dans les communautés) que les violations des Droits de l’Homme n’empirent, ainsi que la contribution à la recherche d’une solution non violente du conflit.
 Les campements civils pour la paix, dont font partie les observateurs nationaux autant qu’internationaux, sont apparus précisément lors d’une situation d’escalade de la violence militaire en 1995, après l’offensive de l’armée mexicaine dans les communautés indigènes présumées Zapatistes.

Depuis, chaque fois que l'on percevait l'imminence d'une solution militaire du conflit, les observateurs des campements civils pour la paix –témoins des violations des droits humains- ont été l'objet de pressions et de provocations à caractère politique, psychologique et même militaire de la part du gouvernement mexicain.
 
 
 

Quelle est votre situation en tant qu’observateur étranger ?
L’observation des Droits de l’Homme est un travail que l’on ne peut en aucun cas nier, s’il est mené conformément aux accords internationaux. Il n’empêche que, dernièrement, certains observateurs internationaux ont fait l’objet de pressions qui ont porté atteinte à leur intégrité. Depuis le début de l’année 1998, des dizaines d’observateurs ont été expulsés ou «invités à quitter le pays » après avoir été inculpés, détenus arbitrairement, et mis au secret par les autorités migratoires. Dans la majorité des cas, ils ont été inculpés pour «non-conformité» aux règles administratives de la Loi Générale de Poblation, qui précise que le fait d’être observateur ne peut se conjuguer avec le statut de touriste.

Quel type de visa correspond aux observateurs internationaux ?

Dans la législation mexicaine, le statut d’observateur international n’existe pas, ce qui vous laisse deux possibilités de visas pour effectuer le travail d’observateur : le FMT (visa de tourisme) et le FM3 (visa de visiteur). C’est à vous de décider (si possible en accord avec l’organisation qui vous soutient) quel statut migratoire vous convient le mieux, en fonction des activités que vous comptez réaliser, du temps que vous allez y consacrer, tout en prenant compte des avantages et des inconvénients de chaque visa.

Le visa de tourisme : il s’obtient dans les consulats mexicains,  durant le trajet aérien pour le Mexique, ainsi que dans les aéroports mexicains et le long des frontières terrestres. Sa durée maximale est de six mois (art.83 du règlement de Loi Générale de Poblation). Il n’y a aucune possibilité d’obtenir une prorogation, excepté en cas de maladie empêchant tout déplacement ou en cas de force majeure, deux cas pour lesquels une prorogation exceptionnelle est délivrée.
Le gouvernement mexicain soutient que le FMT ne permet pas d’effectuer l’observation des Droits de l’Homme, et accuse les observateurs de violer la Loi Générale de Poblation, justifiant ainsi l’expulsion des étrangers pour manquement aux règles administratives.
S’il est vrai que la Loi Générale de Poblation permet aux touristes d’effectuer des activités récréatives, culturelles, artistiques et sportives (art.42, I), cette loi n’interdit cependant pas aux détenteurs de visa FMT de réaliser des activités d’observateur des Droits de l’Homme. En réalité, le statut d’observateur n’est mentionné sous aucune forme dans la Loi Générale de Poblation.

 Le visa de visiteur :
Le visa FM3  : il est destiné aux visiteurs désirant "se consacrer à l'exercice d'une activité lucrative ou non..." (art.42, III de la Loi Générale de Poblation). Il doit être demandé explicitement dans les consulats mexicains ou auprès de l’INM au Mexique.
 Selon l’INM, les documents requis pour obtenir un visa de non-immigrant «observateur des Droits de l’Homme» sont les suivants (le visa peut cependant vous être refusé malgré la production de ces documents) :
 1) la carte de votre organisation certifiée conforme par les autorités de votre pays..
 2) La photocopie de votre passeport.
 3) Vous devez préciser le nombre de jours que vous comptez rester au Mexique, ainsi que le nom des lieux où vous désirez réaliser des activités d’observateur. En mentionnant le nom des lieux, vous devez nommer explicitement l’état, le chef-lieu, et les communautés.
 4) Vous devez dire qui subviendra à vos besoins, et qui financera vos activités. Sur ce dernier point, vous devez préciser si votre organisation vous subventionne.
 5) Vous devez détailler le type de travail que vous comptez effectuer.

 « pour que ce soit légal toutes les photocopies doivent être certifiées conformes (opération qui se fait en mairie, gratuitement, avec l'original de chaque document) ».

Depuis juin 1997, suite à une circulaire interne, l’Institut de Migration exige des observateurs le visa FM3. Néanmoins, certains observateurs ont étés molestés et ont subi des pressions, certains d’entre eux ayant étés finalement expulsés alors qu’il étaient détenteurs d’un visa FM3. Ce visa n’amène dans la pratique aucune garantie aux observateurs qui comptent effectuer leur travail sans être sujets à des pressions de la part des autorités.
 La Loi Générale de Poblation stipule que le visa FM3 délivre «l’autorisation de rester jusqu’à un an dans le pays», et qu’il peut être, sur demande, «prorogé quatre fois» (de la même durée).
 Dernièrement, de nombreux observateurs ayant obtenu un visa FM3 ont vu la durée de leur visa très réduite, sans possibilité de prorogation, et avec des conditions arbitraires. Il semble donc difficile d’obtenir des visas FM3 en mentionnant le travail d’observation des Droits de l’Homme.
 

Mesures préventives.

Renseignez-vous sur la situation au Chiapas et sur le sort réservé aux observateurs étrangers.
Faites une liste des moyens de communication mexicains, des indicatifs téléphoniques, des numéros d’urgence, des moyens de transports, des routes les plus sûres.
Faites une liste des numéros d’urgence de votre pays et de votre ambassade à Mexico, et des numéros de téléphone de votre organisation, des Centres des Droits de l’Homme au Mexique, et des correspondants de presse de votre pays au Mexique.
Nous vous suggérons aussi de prévenir votre ambassade de votre séjour au Chiapas afin qu’elle soit avertie au cas où…
 Avant de vous rendre dans une communauté, vous devez :

· connaître vos droits au cas où les autorités et autres instances ou des individus tenteraient de les violer.
· mémoriser quelques numéros de téléphones afin de pouvoir solliciter une aide en cas d’urgence.
· être préparé et avoir un plan d’urgence.
· informer un allié ou un ami de la durée de votre séjour, des moyens de transports que vous utiliserez, et de toute chose importante.
· avoir des informations précises sur les voies  d’accès à la communauté et compter sur un plan d’urgence en cas d ‘imprévus.
· être muni de papiers d’identité avec photo, d’une carte de téléphone, d’un crayon et d’un bloc notes, de votre passeport ou de sa photocopie et du document migratoire.
· prévoir un recours contre la détention, la mise au secret ou l’expulsion, recours qui puisse être rapidement transmis à vos amis, à l’organisation qui vous appuie et à l’organisation des Droits de l’Homme de Mexico et qui, en cas d’urgence, puisse être présenté au juge assigné.
 
 

Si les autorités migratoires, l’armée ou la police vous détiennent ou s’ils vous ont confisqué vos affaires, vous devez, avant d’aller à un bureau de l’INM, prévenir immédiatement :

· les organismes des Droits de l’Homme.
· certains de vos amis.
· l’organisation qui coordonne au Chiapas.
· votre ambassade.
· la presse locale et nationale.
· l’organisation de votre pays d’origine.

Vous devez les renseigner sur les points suivants :

· nombre de personnes détenues.
· leurs nationalités.
· les types de visas en leur possession.
· l’organisation coordinatrice au Chiapas.
· l’autorité qui les détient.
· les motifs d’inculpation.
· les circonstances d’arrestation.
· précisez s’il y a d’autres détenus ou irrégularités que vous jugez importantes.
 
 
 

Organismes qui peuvent vous aider :
 

Centro de Derechos Humanos "Miguel Agustín Pro Juárez"

Serapio Rendón 57-B, Col. San Rafael, México D.F.

Tel. (5) 566-7854 y 546-8217

Fax (5) 535-6892

E-Mail : prodh@laneta.apc.org

Centro de Derechos Humanos "Fray Bartolomé de las Casas"

Francisco León 46, Barrio de Santa Lucía

San Cristóbal de las Casas

Tel. (967) 83548

Fax (967) 83551

E-Mail : cdhbcasas@laneta.apc.org

Comité de Derechos Humanos "Fray Pedro Lorenzo de la Nada"

Apartado Postal 19, 29950 Ocosingo, Chiapas

Tel. (967) 30476 - Fax 30883

E-Mail : pedrolorenzo@laneta.apc.org

AVOCATS Pro Derechos Humanos (APDH)

5 de febrero 37-C, Col. Centro, San Cristóbal de las Casas, Chiapas.

Tel. (967) 87223

Amnesty International - Inglaterra

Ana Quintanilla

Elena Estrada/Matthew Horsbrugh

Londres, Inglaterra

Tel. 44-171-413-5500 - Fax 44-171-956-1157

Amnesty International México

Aniceto Ortega # 624, Col. de Valle, México D.F.

Tel. 5 559-8413

E-Mail : aimexico@laneta.apc.org

SIPAZ

Felipe Flores # 38, Barrio de Santa Lucía, San Cristóbal de las Casas

Tel. (967) 80381

E-Mail : sipaz@laneta.apc.org

Enlace Civil

Calle Ignacio Allende 4

29200 San Cristobal de Las Casas

CHIAPAS-MEXICO

Tel y fax: (52) 967-82104

E-Mail: enlacecivil@laneta.apc.org

Comisión Nacional de Derechos Humanos (CNDH).

Avenida Periférico Sur No. 3469, Colonia San Jerónimo Lídice,

Tel. (5) 681 81 25. - FAX. (5) 681 71 99.
 

Si vous êtes détenu, il est possible que vous soyez mis au secret, dans ce cas :

· criez votre nom et celui des organisations auxquelles les témoins de votre arrestation pourront donner des renseignements utiles.
· essayez de faire passer un témoignage manuscrit (une carte, un papier quelconque) avec votre nom, votre nationalité ainsi que les numéros de téléphone d’urgence de votre ambassade et d’un organisme des Droits de l’Homme.
 

Que pouvez-vous faire…

…si l’on vous demande votre identité lors d’un barrage de la migration, de l’armée ou de la police ?

La seule autorité autorisée à vous la demander, c’est l’INM (Institut National de Migration). Avant de décliner votre identité, vérifiez que ce sont bien des agents de la migration qui vous la demande. Ils ont le droit de voir vos documents personnels (passeport ou photocopie) mais en aucun cas de les confisquer (il est néanmoins plus pratique d’avoir des photocopies). Par contre, ils ont le droit de prendre votre carte de visiteur (document migratoire) mais sont obligés, dans ce cas, de le remplacer (par une convocation par exemple). Ils n’ont en aucun cas le droit de vous arrêter sans vous avoir convoqué préalablement par écrit. Voilà pourquoi vous n’avez pas à les accompagner s’ils ne vous ont pas envoyé ou présenté environ quarante-huit heures au préalable une citation à comparaître.

L’Armée Mexicaine n’a absolument pas le droit de vous demander vos papiers d’identité (même à un barrage). Essayez de ne pas perdre votre calme tout en défendant vos droits (essayez de bien cerner la situation avant d’agir).

La Police peut vous arrêter avec un mandat d’arrestation ou en cas de flagrant délit. L’observation des Droits de l’Homme n’est évidemment pas un délit.

Si vous recevez une citation à comparaître auprès de la délégation locale ou régionale de l’INM…
La citation à comparaître transmise en général par l’INM constitue la première démarche d’une procédure aboutissant à l’expulsion du pays. Dans de nombreux cas, les irrégularités constatées dans la procédure à l’encontre des observateurs concernent le délai de remise de la citation. Celle-ci doit être faite par écrit, et doit explicitement mentionner la date à laquelle vous devez vous présenter ainsi que le motif de convocation. Elle doit être signée par vous-même. Dès lors que vous avez signé, vous devez vous présenter auprès de la délégation de l’INM à la date fixée. Il vous serait préjudiciable de ne pas vous présenter car vous justifieriez alors les faits reprochés.

Lorsque vous remplirez le formulaire de la citation à comparaître, les agents de la migration vous poseront une série de questions. Vous n’êtes pas obligé de répondre à toutes ces questions. Vous avez en effet le droit de garder le silence et de ne les renseigner que
sur votre nom, votre nationalité, votre âge et sur les droits internationaux que le gouvernement mexicain s'est engagé à respecter, par exemple : le gouvernement mexicain a ratifié la Convention Américaine en vigueur au Mexique depuis 1978 et la Déclaration sur la protection des droits humains de l'ONU le 3 avril 1998 et il s'est engagé à respecter les garanties collectives des étrangers qui entrent légalement dans le pays et y développent des activités pacifiques et humanitaires. C'est tout ce que vous avez à déclarer. En ce qui concerne les questions auxquelles vous ne voulez pas répondre, vous pouvez affirmer que vous avez déclaré tout ce que vous aviez à déclarer. Les agents de la migration peuvent vous retirer le votre document migratoire. En aucun cas ils n'ont le droit de vous retirer vos documents personnels d'identité (passeport, carte d'identité). S'ils le font, informez immédiatement votre ambassade et une organisation des droits humains.

Si vous devez vous rendre à une citation à comparaître de l'INM, il s'agit généralement d'une "audience d'inspection" qui aura pour objectif de vérifier que vos activités coïncident avec votre statut migratoire. Dans de nombreux cas, les autorités ont réalisé des simulacres d'audiences d'inspection qui n'étaient en réalité que des interrogatoires irréguliers. Si vous vous présentez à une citation du INM vous avez le droit d'être accompagné par un avocat et un membre de votre ambassade, dans le cas contraire cette audience n'aura aucune légalité. De toutes manières, l'INM doit vous fournir les services d'un traducteur. Demandez un traducteur même si vous parlez parfaitement l'espagnol : les termes juridiques peuvent poser un problème pour vous.

Vous n'êtes pas obligé de faire une déclaration : vous avez le droit de refuser totalement de parler et d'ignorer les questions auxquelles vous ne voulez pas répondre. Dans quelques cas, on a suggéré que la présence d'un avocat, d'un témoin ou d'une "personne de confiance" était suffisante pour comparaître  à une audience d'inspection, mais l'expérience démontre que la moindre déclaration de votre part est utilisée à votre encontre pour vous inculper ainsi que "la personne de confiance". Les autorités ont l'habitude de nommer comme "personne ayant votre confiance" n'importe quel individu, même si vous ne le connaissez pas, dans ce cas refusez-le et exigez que votre refus soit inscrit dans votre déclaration. S'il est souhaitable qu'un témoin soit présent (par exemple si l'on vous emmène pour un interrogatoire sans que vous ayez eu la possibilité d'appeler un avocat ou d'informer votre ambassade), il ne doit en aucun cas signer un quelconque document, car cela servirait d'aval pour le processus de migration.

Si l'on fait pression et que l'on vous menace pour vous obliger à signer votre déclaration ou un autre document quel qu'il soit, vous pouvez écrire la phrase "je signe                    et obligé" avant votre signature.

Si l'on vous remet un "ordre de sortie"

L'ordre de sortie vous ordonne d'abandonner le pays dans les plus brefs délais. Vous pouvez alors entreprendre un recours en révision contre l'autorité migratoire locale émettrice de l'ordre, de cette manière vous pouvez faire appel contre cet ordre de sortie. La présentation du recours en révision suspend provisoirement l'ordre de sortie, c'est-à-dire que vous pouvez rester dans le pays jusqu'à ce que le INM prenne une décision en ce qui concerne la révision de ce cas. L'autorité migratoire doit décider dans un délai de 30 à 90 jours. Vous devez signer le recours en révision et il doit contenir tous les antécédents (détention, citation, mise au secret éventuellement, interrogatoire et expulsion), de même que les injures et irrégularités des procédés utilisés, qui motivent la présentation du recours. Il est nécessaire qu'un avocat vous aide à son élaboration et qu'il soit votre représentant légal afin de pouvoir suivre votre affaire même si vous avez quitté le pays. Si vous n'avez pas d'avocat il est recommandé que vous vous adressiez à l'un des centres des droits humains pour qu'il vous appuie.

Si le recours en révision tourne à votre défaveur

Dans ce cas vous pouvez interposer un recours de protection contre l'ordre de sortie. Il devra être présenté devant un Juge de district en droit administratif ou pénal, qui dès sa réception émettra une suspension provisoire de l'ordre de sortie. Le tribunal décidera s'il accorde une protection qui laisserait sans effet les actes antérieurs ou s'il confirme la décision de sortie. Dans ce dernier cas, vous pouvez présenter un recours en révision de protection.

Tous ces recours légaux sont gratuits du fait du droit à la gratuité et à l'égalité devant la loi.

Devant une menace de déportation

Le gouvernement mexicain a justifié la déportation d'observateurs étrangers principalement sur la base de l'article 121 de la loi générale de Population, qui se réfère à l'accusation de se livrer à des activités non autorisées par la qualité migratoire. D'autres allégations ont porté sur l'application de l'article 33 de la Constitution mexicaine qui donne au président de la république la faculté d'ordonner la déportation d'étrangers "indésirables". Cependant, même s'il a recours à ce mécanisme, le Président devra motiver et justifier l'expulsion de l'indésirable.

La déportation peut être suspendue par la présentation d'un recours en protection devant le Juge du district en matière pénale qui soit de service (à Tuxtla Gutierrez ou dans le D.F.) Dès réception du recours, le juge émettra une suspension provisoire de la détention, de la mise au secret et de la déportation. Etant donné que dans les cas de déportation les personnes concernées sont généralement mises au secret, il est important de signaler que le recours en protection peut être présenté par n'importe qui et à n'importe quel moment. Il est même possible de présenter un recours en protection sur le simple soupçon d'une détention arbitraire. Il est recommandé de préparer à l'avance un recours en protection et de le confier à une personne de confiance avec les renseignements les plus importants sur la personne potentiellement concernée, pour un cas d'urgence.

Etre mis au secret

Mettre au secret est une violation des droits de l’homme. Demandez le motif d’inculpation, quelles autorités vous détiennent et le nom des officiers responsables, ils doivent vous laisser téléphoner a votre ambassade et a un organisme des droits de l’homme. Ne faites aucune déclaration ni ne signez quoi que ce soit. Durant votre détention vous devez être bien traités physiquement et psychologiquement, ils doivent vous nourrir et vous maintenir dans un lieu propre .

 VOS DROITS EN TANT QUE VISITEUR NON IMMIGRANT.

 En tant que touriste ou porteur d’un visa non-immigrant, vous jouissez des mêmes droits que tout mexicain à l’exception du droit de citoyenneté : vous ne pouvez participer aux élections  ni  adhérer à un parti politique.

 DES DROITS DONT VOUS JOUISSEZ

Le droit à la libre expression (ART.6 et 7 de la constitution) vous permet de manifester publiquement votre opinion sur la situation des droits de l’homme, et sur le pays en général. D’autre part dans la législation interne, la résolution de la commission des droits de l’homme des Nations Unis approuvé le 3 avril 1998 à Genève, vous permet(ART.6,B)
   «  de publier, prendre part ou défendre librement toutes opinions, informations ou connaissances relatives à tout les droits de l’homme où libertés fondamentales ».

La liberté de se déplacer librement (ART.11 de la constitution), c’est à dire de se rendre en tout lieu, voyager librement par le chemin que vous désirez . Vous en empêcher est anticonstitutionnel.

Le droit de vous établir où bon  vous semble durant votre séjour. Il n’y a aucune base légale à vous l’interdire même dans une communauté.

Le droit à un procès individuel, le droit d’audience, à la défense et l’accès à une justice impartiale, gratuite et rapide. En plus des lois internationales, la convention américaine des droits de l’homme interdit « l’expulsion collective d’étrangers ».(ART.22)

Cependant, ces droits ne vous permettent pas d’émettre une  opinion politique ni de participer à une manifestation politique.
 
 

Numéro de téléphone de quelques ambassades :

L’indicatif pour appeler  le D F ( districto federal  où Etat de mexico) est le 5.

Alemania Tel. (5) 283-2200; Números de Emergencia (5) 402-0681 y (5)431-2177

Suiza Tel. (5)520-8535 (en caso de emergencia dejar mensaje en el
contestador)

Estados Unidos Tel. (5) 207-4886 y (5) 209-9100

Canadá Tel. (5) 724-7900

Bélgica Tel. (5) 280-0758, 280-1258, 280-1133

España Tel. (5) 282-2974, 282-2982, 282-2459

Francia Tel. (5) 282-9700

Australia Tel. (5) 531-5225

Vérifiez ces n° avant de partir pour le Chiapas. Dans les ministères des affaires extérieures de vos pays vous pouvez demander les adresses et numéros de téléphone d’urgence de vos ambassades.
 
 

Teléfonos de medios de comunicación mexicanos :

Jornada :

D.F. Tel. 262-4300; Fax 262-4356

San Cristóbal Tel. (967) 84290 - Fax 86975

Tuxtla Gutiérrez Tel. (961) 54407/40117
 
 

Reforma

D.F. Tel. 628-7116 Fax 628-7119

San Cristóbal Tel. (967) 84290 Fax 86975

Tuxtla Gutiérrez Tel. (961) 54407/40117

Numéro de tel. des correspondants étrangers au Mexique:
 

Asociación de Corresponsales

Extranjeros Tel. 566-3241 y 588-2227

TV y radio alemana Tel. 616-3062 (Radio); Tel. 616-2429 (TV); Cel. 419-0462;
Fax

550-7181

Reuters Tel. 728-9500

AP

D.F. Tel. 726-9140

San Cristóbal Tel. (967) 85127

DPA

D.F. Tel. 578-4829 Fax 761- 0762

San Cristóbal Tel. (967) 83855 - 83524 (InfoRed)

AFP Tel. 518-5494 al 96 Fax 510-4564

CNN Tel. 545-4026 Fax 545-4028

EFE Tel. 255-4085 Fax 254-1412

BBC Londres Tel. 211-7955 Fax 211-9978

Washington Post Tel. 658-7685 Fax 554-0329

The New York Times Tel. 251-5333 Fax 596-2022

Adresses des délégations de l’INM au Chiapas et à Mexico

Delegación de San Cristóbal de las Casas

Diagonal Hermanos Paniagua # 28 (contiguo al Teatro Municipal)

San Cristóbal de las Casas, C.P. 29250

Tel. (967) 80292 - 86549

Delegado local: Lic. René T. Pulido López

Subdelegado regional: Marco Antonio Rodríguez

Tuxtla Gutiérrez :

Primera Calle Oriente # 323, Centro

Tel. (961) 14242

D.F.:

Instituto Nacional de Migración (INM)

Oficinas Centrales:

Homero 1832, Polanco

C.P. 11570 México D.F.

Tel. (5) 626-7200 y 5713208

Les étrangers qui doivent être expulsés sont parfois détenus :

Estación Migratoria (Delegación Iztapalapa)

Tel. 426-67-81

Fax: 426-34-54
 
 

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